Hopaal préserve nos océans et plus encore.


Acteurs de l'océan / Sunday, May 19th, 2019

Porter un vêtement entièrement recyclé Hopaal, ce n’est pas le fruit du hasard, c’est être respectueux de l’environnement jusqu’aux chaussettes. C’est avoir conscience de la pollution conséquente de l’industrie textile. C’est faire le choix de ne plus participer à ce problème. C’est avoir trouvé la solution et tendre vers une consommation écologiquement responsable.

Nous avons rencontré l’équipe de Hopaal, et croyez-nous, c’est plus qu’une marque… C’est une famille et une réelle philosophie de vie partagée par l’ensemble des membres de cette communauté.

Clément Maulavé et Mathieu Couacault, les fondateurs de Hopaal ! Sans oublier les autres membres de cette chaleureuse équipe : Inès Gourlet, Blandine Remy, Ségolène Aubourg et Pierrick Libossart !
– Crédit photo : Thibault Penin
  • Racontez-nous l’histoire de Hopaal…

Clément : Alors que nous étions à l’école de commerce, Hopaal s’est développé en parallèle. Nous avons commencé tôt et vite en ayant l’envie d’avoir à la fin de nos études un embryon de projet. On a l’impression que ça fait six mois que ça a commencé !

L’idée est née en 2015, concrétisée un an après. Nous avons officiellement lancé l’activité début 2017. Dès 2015, il y avait deux axes : le côté entrepreneuriat, on crée une boite où l’on fait ce que l’on veut et où chacun s’approprie les décisions. Et le deuxième axe, c’est la sensibilité environnementale : comment arrive-t-on à faire un truc à partir d’une envie d’entreprendre en ayant une sensibilité environnementale ? Via des lectures inspirantes comme l’histoire de Patagonia etc., on s’était dit qu’une marque c’était chouette pour faire passer des messages. Il y a plein de petits combats comme l’emballage. Tous les petits détails à résoudre que le consommateur ne voit pas forcément, mais qui peuvent avoir beaucoup d’impact.

Dans ce sens, avec l’association 1% pour la planète, 1% de notre chiffre d’affaire est reversé à des associations : Mountain Wilderness et Coral Guardian.

Hopaal, c’est une vision globale. Blandine, Ségolène et Inès, ont par exemple organisé un atelier pour faire des petites trousses avec les chutes de tissus. Il n’y a pas beaucoup de chutes mais malgré tout la question était de savoir : comment valorise-t-on ces chutes ? Ça permet de valoriser notre approche sur le fait d’upcycler et de recycler tout en ayant une certaine pédagogie, de faire venir les gens et d’expliquer notre démarche. ”

Julie Arnu & Romain Tacheau
– Crédit photo : Thomas Lodin
  • Au fait, pourquoi “hopaal” ?

Clément et Pierrick : Cela ne veut rien dire ! La prononciation était importante dans le choix de ce nom. Il y a aussi une donnée intéressante au niveau du nom, ce n’est pas limité à une marque de tee-shirt ou de vêtement. C’est vraiment un nom qui peut englober plein d’autres choses. Les vêtements, c’est presque un prétexte pour faire passer un message. C’est un nom général qui sonne bien, qui est simple, et qui englobe tout. ”

Julie Arnu
– Crédit photo : Thomas Lodin
  • Pouvez-vous nous définir Hopaal en deux-trois mots ?

“ Transparence
Bienveillance ”

Pierrick : La bienveillance, ça englobe pour nous la sensibilité environnementale, on ne le mentionne même pas tant c’est une évidence. C’est notre ligne directrice. Au niveau de la conception du produit, au niveau de la réflexion, du rapport entre les gens de l’équipe, de la vision de l’entreprise. Nous avons une véritable horizontalité hiérarchique permettant d’avoir une relation d’équipe rapide et efficace, une transparence où l’on a accès à l’information tout de suite. Si nous voulons nous lancer dans un projet et être autonome, et bien nous pouvons le faire. C’est une réelle culture d’entreprise, c’est du bon sens. ”

  • Deux-trois mots sont insuffisants… Hopaal en un mantra ?

Pierrick : Nous avons la volonté de bien faire les choses : matérialiser le bien, c’est conceptuel mais c’est plus que cela, c’est une transparence, bienveillance, une pédagogie, c’est considérer notre environnement. C’est un chapeau qui englobe beaucoup de choses répondant à la question suivante : comment faire pour avoir le plus bel impact possible ? ”

Romain Tacheau
– Crédit photo : Thomas Lodin
  • Quel est le rapport à l’océan des membres d’Hopaal ?

Pierrick : Je surfe, mon rapport à l’océan est une nécessité.

Blandine : Le fait de vivre à Biarritz, c’est aussi une certaine volonté de vivre sur la côte basque, je ne me verrai pas vivre loin de l’océan, pour aller voire les vagues, regarder un coucher de soleil. C’est dans notre quotidien.

Clément : Hopaal a été créé à Toulouse. Dès que l’on a pu déménager, on est venu sur la côte basque pour la proximité avec l’océan. C’est vraiment cool. Je ne retrouve pas ça dans toutes les villes côtières, à Biarritz, tu croises des gens avec des boards dans la ville. ”

  • Le pull du futur puis… la veste authentique ! Racontez-nous ?

Pierrick : Une veste mono-matière avec du coton biologique et du coton recyclé, une veste certifiée Origine France Garantie à 97%. Cela veut dire que 97% de la valeur ajoutée de la veste irrigue l’économie française. On a poussé la démarche jusqu’au bout en ayant cette certification française ! ”

Blandine dessine les futures créations !
– Crédit photo : Thomas Lodin
Quentin Delion
– Crédit photo : Thomas Lodin
  • Quelles sont les personnes qui vous inspirent ?

Clément : Paul Watson n’a pas perdu de temps, c’est efficace. Il fait un travail d’état, il se bat. Nous, nous nous battons à la hauteur des vestiaires des gens, lui, il se bat à la hauteur des plus hautes instances. Et Satish Kumar, proposant des petites leçons de vie inspirantes, sur la manière de vivre, le bonheur etc. Paul watson pour la radicalité et Satish pour le kiff ! ”

  • L’avenir d’Hopaal ?

Pierrick : Il nous faut pousser la démarche actuelle toujours plus, jusqu’au bout, encore plus radical, moins d’impact, pourquoi ne pas recycler nos propres vêtements, aller plus loin en essayant de bien faire à chaque étape. ”

  • Le petit nouveau ?

“ Le short de bain recyclé ! Ces shorts de bain sont réalisés à partir de déchets marins en collaboration avec SEAQUAL™ (filets de pêche et bouteilles plastiques). ”

  • Une dernière anecdote ?

“ Celle du chariot : avant, il fallait emmener les colis à la poste. On en avait tellement que Mathieu a eu la bonne idée de construire une charrette. Comme on habitait dans un appartement à l’étage, il y en avait un qui se mettait dans l’appartement près de la fenêtre, les autres réceptionnaient les colis en bas, après c’était Tetris. Et hop direction La Poste, et c’était tellement long avec tous nos colis que l’on s’était ensuite arrangé avec eux pour passer par derrière directement. On leur disait « on passe, c’est les gars de Hopaal », on rentrait comme dans un moulin ! (rire)

Oceanthropos remercie l’équipe d’Hopaal pour cette interview, source d’inspiration.

Le mot de la fin : Agir vite, ensemble.

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